<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582</id><updated>2012-01-24T15:56:24.289+01:00</updated><title type='text'>politique communication et société</title><subtitle type='html'>Ceci est un blog d'humeur, d'échanges et de réflexion sur la politique, la communication et la société en général.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>26</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-7415889636165819567</id><published>2008-03-26T15:52:00.004+01:00</published><updated>2008-03-26T16:03:42.539+01:00</updated><title type='text'>Le blog prend du galon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chères amies, chers amis,&lt;br /&gt;Ce post est destiné d'abord à vous remercier pour vos visites et remarques. Elles ont contribué à donner à ce blog un certain lustre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0);font-size:130%;" &gt;Il a été remarqué et désormais il devient POLITICOM' que vous pourrez retrouver sur le site de Rue89, à l'adresse suivante : &lt;a href="http://www.rue89.com/politicom"&gt;http://www.rue89.com/politicom&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va débuter incessamment et je vous invite à nous y retrouver très vite.&lt;br /&gt;Jean - Philippe ROY&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-7415889636165819567?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/7415889636165819567/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=7415889636165819567' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7415889636165819567'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7415889636165819567'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2008/03/le-blog-prend-du-galon.html' title='Le blog prend du galon'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-5352799322864360299</id><published>2008-03-14T14:09:00.003+01:00</published><updated>2008-03-14T14:57:28.166+01:00</updated><title type='text'>Au coeur du spectacle électoral, une Femme crie au secours!</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En même temps que se déroule un scrutin, à la fois national et local, quoi qu'on en dise, c'est à dire où l'on parle des problèmes quotidiens des gens, problèmes qui sont la matière noble de la politique, une femme qui souffre atrocement demande à mourir dignement.&lt;br /&gt;Ici aussi il y a politique, et l'honneur de la démocratie est de se saisir de cet appel, de ce cri humain, digne et courageux.&lt;br /&gt;Je ne voudrais pas ici parler pour des professionnels (les soignants) qui sont en contact direct, tous les jours, avec l'humanité souffrante, je ne souhaite pas parler, non plus , à la place des élus qui ont la légitimité de l'onction démocratique. Je veux tout simplement parler en tant que citoyen, essayer de tenir un propos humaniste qui me semble devoir être celui d'un héritier du siècle des Lumières. Cette parole ne prétend pas être admirable, ni consensuelle, elle a pour seule ambition d'être sincère et authentique.&lt;br /&gt;1) On parle souvent de "suicide assisté" et je dois dire que, pour choquante que paraisse cette expression, c'est pourtant bien celle qui est la plus appropriée. En effet, pour réfléchir sereinement, il convient, me semble t - il, de circonscrire toute dimension de culpabilité au strict cadre de la conscience personnelle, c'est - à - dire à l'intime de l'individu, domaine propre et proprement incommunicable, donc non susceptible de jugement. Si l'Homme est libre, ce que je tiens pour vrai, il possède donc en propre le droit de disposer de son propre corps. Le suicide n'est donc pas un crime. Et même si cette phrase est lourde de sens, peut - être même provoquante aux yeux de certains, je crois qu'il s'agit de la liberté ultime que détient tout individu dans des situations extrêmes. Rappelons nous le geste de Claude Pierre - Brossolette qui se donna la mort plutôt que de parler à la Gestapo.&lt;br /&gt;Il ne s'agit pas pour autant de faire l'apologie du suicide qui est souvent la conséquence d'une souffrance incommensurable ou d'une situation extrême, mais il convient une bonne fois pour toute d'affirmer que notre corps nous appartient et qu'on est libre d'en disposer.&lt;br /&gt;2) Cette libre disposition de son corps doit être reconnue à toute personne qui, en pleine conscience, décide de mettre fin à ses jours, car pour terrible que soit cette décision, elle appartient à la personne elle même. S'il est probablement loisible de l'aider à sortir d'une dépression qui dans une phase aigue risque de lui faire perdre un certain discernement, il est en revanche proprement honteux, alors qu'elle n'a pas les moyens matériels de se donner la mort, de lui refuser l'ultime liberté qui la constitue en tant que personne.&lt;br /&gt;3) Les mots de Mme Christine Boutin, ce matin, sont indignes d'un ministre de la République. Ils devraient être sanctionnés par une démission immédiate. En la matière, il n'y a ni compassion à avoir, ni indulgence, il s'agit de valeurs, celles qui fondent notre conception de l'Homme depuis la renaissance et le XVIII ème siècle.&lt;br /&gt;4) Enfin, le sujet de l'euthanasie - je préfère encore une fois l'expression "suicide assisté" - est l'objet d'une lutte d'influence entre réseaux de médecins qui ont choisis, apparemment, soit une position radicale, l'ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), soit de mettre en oeuvre la fameuse loi Leonetti,  le réseau de soins palliatifs. Malheureusement, l'antique tendance à préférer se distinguer plutôt que discuter, conduit à de fausses oppositions. A titre personnel, je pense que les deux points de vue sont susceptibles de cohabiter et les deux attitudes peuvent trouver un terrain de cohérence, pour peu que le bon sens l'emporte sur l'imperium des egos. Pour peu aussi que les soignants acceptent aussi, mais il s'agit là d'un "gap" énorme, qu'aider à mourir, dans certaines situations, est à proprement parler prendre soin de "l'humaine condition".&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-5352799322864360299?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/5352799322864360299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=5352799322864360299' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/5352799322864360299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/5352799322864360299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2008/03/au-coeur-du-spectacle-lectoral-une.html' title='Au coeur du spectacle électoral, une Femme crie au secours!'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-6748626697701750559</id><published>2008-03-02T13:40:00.002+01:00</published><updated>2008-03-02T14:59:27.338+01:00</updated><title type='text'>Résister plutôt que réagir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Résistance et réaction, voici deux mots qui sont politiquement très différents, mais aussi et surtout moralement opposés (car la politique c'est aussi de la morale).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est ce que résister ? On peut, je crois s'accorder sur le fait qu'un acte ou une attitude de résistance se fonde d'abord et avant tout sur la certitude du bien fondé d'une valeur ou d'un principe, y compris quand celui ci est envisagé dans un espace historique et sociopolitique concret. Par exemple, en France, les multiples prises de positions actuelles sur la laïcité relèvent, me semble t - il, de la résistance : il s'agit de préserver une forme du principe de laïcité, dans la particularité de sa construction politique et socio - historique française, générant notamment la forme très originale de la séparation mise en oeuvre en 1905. Au delà de ce qu'interdit, encadre, cette législation, il s'agit aussi de préserver la liberté individuelle de croire ou de ne pas croire, et assurer l'individu que, du point de vue de sa citoyenneté, ses convictions personnelles ne seront pas l'objet de discriminations. Il s'agit en fait d'un moyen très élaboré de réussir la compatibilité entre le pluralisme d'opinions et l'égalité de condition civique.&lt;br /&gt;Disons le, c'est un petit bijou dont il faut être fier, un diamant hérité qu'il faut entretenir et continuer à tailler pour qu'il perdure!&lt;br /&gt;Un acte de résistance doit donc toujours être justifiable au plan des principes et nécessite une capacité à s'en expliquer dans le registre de l'argumentation politique et morale!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réagir, c'est un peu différent, il s'agit, me semble t - il d'un mouvement individuel ou social, profondément inscrit dans l'émotion. J'aurais tendance à dire que la dimension émotive de la réaction est même l'essentiel du phénomène. Du coup, la réaction est, si je puis dire sujette à caution. Il en est évidemment de saines, d'autres qui le sont probablement moins. Autrement dit, dans un pays comme la France, où la sociabilité se fonde plus sur le dépassement des dissensions que dans la recherche positive du consensus (ce qui n'est pas forcément un drame!), il est des révoltes héroïques (la Commune, les manifestations entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2002), il en est de moins positives (le 6 février 1934, le poujadisme). Ces formes contestables de réactions sont souvent gouvernées par le conservatisme, qu'il soit corporatiste ou idéologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour comprendre, dans l'actualité, les enjeux portés par cette distinction, il me semble urgent et nécessaire de lire un ouvrage fort intéressant:&lt;br /&gt;T. Frank, "Pourquoi les pauvres votent à droite", 2008, Paris, coll. Contre - Feux, Agone. Le sous - titre du livre est encore plus explicite : "Comment les conservateurs ont gagné le coeur des Etats - Unis (et celui des autre pays riches)".&lt;br /&gt;Dans ce livre, vous trouverez, décliné de manière assez directe, un récit concernant l'Etat du Kansas. C'est un Etat particulièrement intéressant pour notre réflexion, car on est là au coeur du Midwest, dans un territoire agricole, prolétarisé depuis le début du 20ème siècle, où est né le populisme américain. L'émotion des classes populaires est une constante socio - historique du kansas. La nouveauté, c'est qu'à partir de Reagan et encore plus précisément de Bush, la révolte, c'est - à - dire la radicalité populaire a été récupérée par les néoconservateurs religieux. Du coup, cet Etat qui votait historiquement à gauche, s'est mis, dans les années 90 à voter républicain et à prendre des positions de plus en plus rigides sur le plan des valeurs morales : contre l'avortement par exemple, et en faveur de l'enseignement des théories créationnistes (anti darwinienne) à l'école par exemple.&lt;br /&gt;On trouve aussi dans cette analyse un fait très intéressant: quand les républicains sont arrivés au pouvoir, avec Reagan puis plus tard avec Bush père et Bush fils, il s'agissait d'une coalition composés d'ultra - capitalistes (les libertariens) et de d'ultras conservateurs religieux. Et ce sont ces derniers qui ont fini par avoir le dessus, car les valeurs qu'ils défendent ont trouvé un écho dans le désarroi des classes populaires, leur inquiétude et la demande d'ordre qui en résulte. Dans un contexte global ultra capitaliste, à la morale profondément relativiste (les plus riches sont concrètement toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres), la morale religieuse fonctionne comme un refuge, quelque soit le fond des valeurs et leurs conséquences délétères pour les intérêts des plus fragiles et de la société en général. Conséquence concrète : depuis presque plus de vingt ans, les populations les plus pauvres du Kansas votent systèmatiquement contre leurs intérêts objectifs, et les néoconservateurs républicains, les prédicateurs de tous poils, surfent sur cette vague.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu de réagir, si nous réfléchissions : il me semble urgent de chercher où se trouvent les néoconservateurs dans le pouvoir actuel en France. Les discours du Latran ou de Dakkar ne sont - ils pas la trace, la signature de ce courant? Notre vigilance républicaine, ainsi aiguisée, on pourra sans doute porter un regard plus incisif sur le pouvoir actuel, et en conséquence plus efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, cette même ligne de conduite est applicable à l'opposition qui n'est pas, elle non plus, à l'abri de ce mal, même si ce dernier prend probablement là d'autres formes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernière minute, on y reviendra, je signale une excellent papier dans le non moins excellent site Rue 89. Il est à lire &lt;a href="http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/howlett-sarkozy-cest-une-suspension-de-la-democratie"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-6748626697701750559?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/6748626697701750559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=6748626697701750559' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/6748626697701750559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/6748626697701750559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2008/03/rsister-plutt-que-ragir.html' title='Résister plutôt que réagir'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-4070062978043149479</id><published>2008-02-24T10:00:00.002+01:00</published><updated>2008-02-24T10:19:01.851+01:00</updated><title type='text'>autodéprésidentialisation</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, je sais, ce n'est pas facile à prononcer! C'est pourtant le néologisme qu'utilise ce matin Jean - Luc Parodi dans le commentaire qu'il porte sur le sondage IFOP du JDD. Il parle de ce que N. Sarkozy semble se faire à lui - même!&lt;br /&gt;Je ne le commenterai pas, tant la "prudence de sioux" de cet expert en institution et en évolution de popularité se manifeste dans son papier.&lt;br /&gt;Il a certes raison de dire que les élections municipales possèdent un "régime" très spécifique et des enjeux politiques et personnels locaux qui "jouent à plein". Mais il souligne aussi que c'est la première fois qu'un Président fraichement élu "dévisse" autant dans les sondages de popularité, en même temps que son Premier Ministre atteint des sommets qui évoquent, en comparaison, l'Himalaya.&lt;br /&gt;Nous voici donc, comme le disait souvent notre regretté René Rémond, "à front renversé" par rapport à l'habitude de la cinquième république.&lt;br /&gt;Deux remarques:&lt;br /&gt;1) Cela m'évoque le début du mandat de Georges Pompidou. son Premier Ministre d'alors, Jacques Chaban Delmas, avec sa "nouvelle société", semblait sérieusement concurrencer, et ce de manière autonome, la popularité du Chef de l'Etat. La situation est rapidement devenue insupportable pour ce dernier, et le fidèle P. Mesmer devint le second Premier Ministre de l'ère pompidolienne.&lt;br /&gt;2) "L'embellie fillionnesque" m'évoque ce qu'on pourrait nommer une popularité de soulagement. Comme si les français découvrant une facette insoupçonnée de N. Sarkozy, trouvait en la personnalité très différente du Premier Ministre une bouée de sauvetage. Ceci dit, on cherche la bouée quand on est sûr d'être dans le naufrage!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crédibilité de l'exécutif est bien sérieusement mise en cause, directement ou indirectement!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-4070062978043149479?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/4070062978043149479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=4070062978043149479' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/4070062978043149479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/4070062978043149479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2008/02/autodprsidentialisation.html' title='autodéprésidentialisation'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-7371102304346164924</id><published>2008-02-17T14:21:00.003+01:00</published><updated>2008-02-17T16:33:40.130+01:00</updated><title type='text'>Sortons calmement les boussoles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis un an, le paysage de la presse écrite nationale française a bien évolué. Un des faits majeurs, qui mérite d'être salué, c'est, à Marianne, dans un contexte tellement hostile, le maintien d'une ligne éditoriale critique et néanmoins (pour partie) identifiable idéologiquement.&lt;br /&gt;Le dernier épisode de cette aventure, fort sympathique, est la pétition dont on peut prendre connaissance &lt;a href="http://www.marianne2.fr/L-Appel-republicain-de-Marianne_a83903.html?PHPSESSID=2ea7d81af41b7a702c90054b94d264f0"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Plusieurs points méritent d'être posés pour éclairer le lecteur de ce blog.&lt;br /&gt;1) En premier lieu, on ne peut que se réjouir d'une telle initiative, quelque soit l'opinion qu'on a de l'actuel Chef de l'Etat. Observer des personnes ayant exercé et/ou exerçant des responsabilités politiques de premier ordre se soucier de la République est un véritable réconfort, voire la preuve que le souci du bien commun n'a pas disparu des préoccupations de nos élites. Ce n'était peut - être pas si évident pour nombre d'élus et d'électeurs, voila qui semble venir prouver le contraire. Est ce à dire que, pour autant, l'antidote au populisme est "dans la seringue" que constitue cette démarche?&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;2) En second lieu, derrière l'éventail apparemment large des pétitionnaires (droite et gauche confondues), j'observe une forte majorité de personnes qui me semblent marquées par une certaine "tentation jacobine". Je ne leur fais pas un procès, je ne mets pas en doute la sincérité de leur signature et de leur opinion, mais on peut trouver un point commun fort entre toutes ces personnes : leur attachement idéologique à la notion de nation. Cette fiction, quelque peu transcendante, en laquelle il faudrait absolument croire pour être un "bon républicain".&lt;br /&gt;3) Les commentaires des internautes sont au moins aussi intéressants que le contenu et du préambule introductif et de la pétition elle - même : nombres d'internautes, notamment les plus sensibles à l'argumentaire de la pétition, crient : et nous la dedans, peut - on signer? On veut participer! Je ne doute pas de la suite de l'opération, il me semble évident que cette pétition s'ouvrira, mais le dispositif d'annonce, ouvert aux élites, fermé aux gens du commun, me semble typique d'une certaine conception fossilisée de la société, en tout cas foncièrement fondée sur une vision binaire et archaïque de la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble qu'à bien des égards, la France est très différente des USA, néanmoins avec un tout petit peu d'agilité et, au risque de la témérité, rappelons comment s'est construit le projet politique américain : quand les religieux puritains du Mayflower quittent l'Europe pour la côte Est de l'Amérique, leur projet est de vivre au quotidien leur foi dans l'espace public. Ils ont alors recours à ce qu'on appelle les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;town meetings&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;ces réunions d'habitants, se fixant en un endroit, faisant cité, et décidant, entre croyants égaux, du devenir de leur communauté. C'est de là qu'est né le projet démocratique et émancipateur qui conduira à l'indépendance américaine. C'est aussi de là que l'on comprend à quel point religion et politique sont confondus aux USA, Dieu ne posant pas problème puisqu'il est omniprésent et objet d'une relation personnelle chez chaque citoyen quelque soit sa croyance.... à une exception près : quand sa croyance est l'absence de croyance!&lt;br /&gt;Raviver chez nous l'ontologie républicaine me semble un projet souhaitable, digne d'intérêt et d'engagement, mais peut - il se faire en recyclant les vieilles structures, les vieilles lunes, les antiques barrières sociales et politiques ? Non, il me semble que reconstruire la République laïque, c'est d'abord se soucier de la base, du citoyen, de ses aspirations. Encore une fois, même si sur nombre de points on peut être critique envers le marxisme, l'analyse des cinétiques sociales établie dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le capital&lt;/span&gt; et dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le manifeste&lt;/span&gt; demeure un apport de connaissance essentiel : ce n'est jamais la superstructure qui fait bouger l'ensemble, c'est l'infrastructure.&lt;br /&gt;Mais pour cela il convient de ne pas jeter sur les citoyens ordinaires, et notamment les plus précarisés, un regard surplombant et décalé.&lt;br /&gt;Sur la république et la laïcité, il faut faire confiance au peuple, à sa voix, à son intelligence individuelle et collective. Et rappeler encore que le message républicain est universel et non national, que la conception laïque "à la française" estégalement un point de vue que l'on peut défendre "en soi et pour soi", mais ce faisant aussi pour l'altérité. Enfin, rappelons nous le dernier discours de François Mitterrand, à la fin de son second mandat : "le nationalisme c'est la guerre". Les adorateurs de la nation devraient en tenir compte!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-7371102304346164924?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/7371102304346164924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=7371102304346164924' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7371102304346164924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7371102304346164924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2008/02/sortons-calmement-les-boussoles.html' title='Sortons calmement les boussoles'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-5012560520052186863</id><published>2008-02-01T12:58:00.000+01:00</published><updated>2008-02-01T13:18:38.697+01:00</updated><title type='text'>Mécanique délétère</title><content type='html'>Pour illustrer le précédent post, on apprend aujourd'hui que les institutions européennes, notamment la Commission, se sont félicitées du rapport Attali.&lt;br /&gt;Il ne pouvait pas en être autrement, en raison de la logique que je développais précédemment. Du coup la spirale imbécile consistant à construire dans l'opinion, l'idée que la "technocratie bruxelloise" et le projet européen sont un risque et une agression peut reprendre de plus belle. Du coup, tous les chantres de la fermeture, du nationalisme et de la "France moisie" vont pouvoir renaitre. En bref, le tourbillon  ouvert par la bourde stratégique de J. Chirac, face au Traité d'Union Européenne, et de F. Hollande dans son référendum interne au PS, reprend force et vigueur.&lt;br /&gt;Tous les ferments  de division sont à nouveau à l'oeuvre, et au premier chef, ceux qui nourrissent les tentations conservatrices, populistes ou même nationalistes, et ce, autant à gauche qu'à droite.&lt;br /&gt;Ce contexte en marche m'évoque la période que connut la vie politique française entre 1965 et 1975: d'abord les péripéties conservatrices de la vieille SFIO, du PC et du radicalisme, que dut dépasser F. Mitterrand. Puis, à la mort de Pompidou, les même frasques dans l'univers gaulliste. Giscard d'Estaing et J. Chirac surent en tirer profit.&lt;br /&gt;Il faut lire le récent ouvrage de M. Cotta (Cahiers secrets de la cinquième république", éd. Fayard), c'est un voyage au cœur de cet univers trouble et passionnant. Connaitre cette période est un grand enseignement pour comprendre l'actualité.&lt;br /&gt;Finalement, aujourd'hui la vraie question n'est elle pas : à qui profite le crime? Pour la réponse, il faut rester attentif et vigilant!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-5012560520052186863?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/5012560520052186863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=5012560520052186863' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/5012560520052186863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/5012560520052186863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2008/02/mcanique-dltre.html' title='Mécanique délétère'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-9099575463252126101</id><published>2008-01-27T14:20:00.000+01:00</published><updated>2008-01-27T15:35:33.080+01:00</updated><title type='text'>Commission Attali : le "mal français" n'est pas là où l'on croit!</title><content type='html'>L'épisode du rapport de la commission dite "Attali" peut nous révéler le ou les lieux du "mal français", c'est - à - dire là où s'élaborent des blocages qui coutent si cher au dynamisme potentiel de notre pays.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le plus évident d'entre eux réside dans la "psychologie collective", c'est - à - dire dans les représentations intériorisées des français : ce schéma binaire, qui opposerait d'un coté l'erreur et , de l'autre, la vérité.&lt;br /&gt;Or nous ne sommes pas dans un monde éthéré, parfait, idyllique, où ces deux versants s'opposeraient frontalement. Dans le monde réel, celui que la sociologie, entre autres, essaie d'embrasser, il y a, certes, l'erreur, qui, elle, est une ; mais il y a des vérités, celles de chaque individu ou de chaque groupe social, vérités qui se construisent, se bricolent, au gré des contextes sociaux et historiques, qui façonnent la réalité et en constituent les contours structurant. Ces vérités sont le résultat de la croyance, individuelle ou collective, ce carburant essentiel de la confiance, lien indispensable entre gouvernant et gouvernés pour assurer la stabilité politique.&lt;br /&gt;"L'épisode Attali", en lui - même, est typique d'un phénomène de gouvernance qui date, environs de la "période Giscard" (années 70), moment où la politique se technicise, car l'innovation scientifique prend la forme de la technoscience, c'est - à - dire qu'une fois produite la découverte se retrouve immédiatement dans le circuit commercial, social ou politique. La conséquence de cette accélération est que le politique a perdu le temps nécessaire pour prévoir les conséquences ou les usages possibles de ces avancées. Et, de manière quasi naturelle, il a alors eu recours aux experts, scientifiques légitimes commis pour dire ce qui va se passer.&lt;br /&gt;Ainsi, parés des plumes de leur aura scientifique, ces experts vont, ni plus ni moins, remplir les mêmes fonctions qu'un Nostradamus auprès de la cour du Roi.&lt;br /&gt;On comprend mieux, le "tout ou rien" annoncé par J. Attali. Ces experts, indiscutables, ont véritablement travaillé, ont, de bonne foi, élaboré un véritable travail de prospective economico - politique, mais ont aussi construit, sans s'en rendre compte, une micro - sociabilité entre eux, qui ne peut fonctionner que grâce à la distinction vis - à - vis du "commun", autrement dit tout ce qui n'est pas "eux".&lt;br /&gt;Jusqu'ici, on ne peut rien leur reprocher, tout "think tank" fonctionne ainsi.&lt;br /&gt;Mais désormais, le rapport ne leur appartient plus, il est publicisé, il est dans l'espace public et tout citoyen est en mesure de s'en saisir, de le discuter, de se l'approprier, de construire son point de vue. C'est d'ailleurs ce qu'a fait, en premier, N. Sarkozy, en taillant immédiatement dedans, refusant le principe de précaution et la suppression des départements.&lt;br /&gt;La difficulté d'un exercice comme celui de la "commission Attali", repose sur un mythe : il existerait une cohérence en soi, abstraite, qui pourrait être le moteur de la politique concrète, celle à mettre en place au jour le jour. Du coup, un groupe d'experts comme celui là, est contraint de construire un modèle d'analyse qui, aussi fin et sophistiqué soit - il, ne peut fonctionner que "toute choses égales par ailleurs". C'est - à - dire en négligeant les variables qui n'ont pas été prises en compte dans le modèle.&lt;br /&gt;A titre personnel, je crains que la notion de mentalité, certes marquée par l'inertie de la longue histoire, mais déterminante dans la construction de l'estime de soi et des identités, ait été négligée.&lt;br /&gt;Par ailleurs et surtout, la notion de lien social, dans sa complexité et son évolution, me semble également avoir été, plus ou moins volontairement, passée par pertes et profit.&lt;br /&gt;Enfin, à l'heure où la France s'est décentralisée et où l'Europe se construit politiquement (qu'on le veuille ou non), les experts de cette commission ont réfléchi soit nationalement (en négligeant les identités locales), soit internationalement (entre nations), et très peu à l'échelle européenne en tant que telle. Où alors, en réduisant la construction politique de l'Europe au phantasme d'une nation européenne qui n'a aucun sens. D'où l'imbécile résurgence de la suppression des départements.&lt;br /&gt;Pour construire un regard critique sur les propositions du rapport, c'est - à - dire, reconnaître aussi les apports indéniables qu'il donne, il conviendrait plutôt de prendre au mot la ligne politique proposée par Nicolas Sarkozy : la "politique de civilisation".&lt;br /&gt;Pour cela, il convient d'aller à sa source et relire E. Morin, on constatera alors que ce qu'il défend est le résultat du diagnostic de toute son oeuvre : le monde social et le monde scientifique sont déliés par l'hyperspécialisation. Pour soigner le social, il convient d'abord de sauvegarder le lien social là où il demeure, et de le retisser là où il a disparu. C'est là qu'est l'urgence! Or cette priorité ne supporte pas la logique de l'économie d'échelle, celle qui défend qu'on peut faire aussi bien à un niveau plus vaste en mutualisant les ressources et les coûts.&lt;br /&gt;Il me semble que ce que cherchent d'abord les français c'est "connaître et être reconnus". Sur le premier versant, celui de la connaissance, le rapport Attali est remarquable, sur le second, soyons clair, il a tout faux. Mais pouvait - il en être autrement, au regard des conditions même de l'exercice?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-9099575463252126101?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/9099575463252126101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=9099575463252126101' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/9099575463252126101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/9099575463252126101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2008/01/commission-attali-le-mal-franais-nest.html' title='Commission Attali : le &quot;mal français&quot; n&apos;est pas là où l&apos;on croit!'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-2654794673987123939</id><published>2008-01-13T14:31:00.000+01:00</published><updated>2008-01-13T20:51:52.688+01:00</updated><title type='text'>Bling, bling......... et Paf?</title><content type='html'>Derrière ce titre intriguant, je souhaiterais revenir sur un thème "hyper classique" de la science politique : à partir de quelle combinaison de légitimité notre Président construit il la sienne?&lt;br /&gt;On le sait depuis Max Weber, chaque gouvernant possède en la matière trois ingrédients : la légitimité légale - rationnelle (issue de la constitution et de la confiance du peuple dans la règle du suffrage universel), la légitimité charismatique (basée sur le caractère exceptionnel de la personne du gouvernant et sa capacité à générer chez l'autre le désir de lui - même) et la légitimité traditionnelle (fondée sur la croyance qui fait du gouvernant l'héritier d'un système historique indiscutable, coutumier, religieux ou traditionnel).&lt;br /&gt;Je ne discuterai pas les deux premières légitimités : pour la première, les urnes ont tranché, pour la seconde, il suffit de lire l'actualité au jour le jour pour vérifier sa présence. En revanche, pour ce qui est de la troisième, il me semble frappant de constater qu'à deux reprises depuis mai dernier il a tenté d'en user:&lt;br /&gt;1) La photo officielle qui orne nos mairies étonne (détonne?) par son coté incroyablement classique.  Tout se passe comme si, dans cette posture de légitimité, notre Président n'était pas crédible.&lt;br /&gt;2) Les voeux et la conférence de presse : là encore, il a manifestement tenté de mobiliser la ressource de la légitimité traditionnelle. Le critère, pour s'en convaincre est très simple : c'est le grand classicisme du dispositif de communication mis en place. Force est de remarquer que l'effet d'opinion positif, attendu dans les deux cas, ne s'est pas réellement produit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en conclus, provisoirement, qu'il y a là "un défaut dans la cuirasse", un angle qu'il s'agit d'observer très précisément. Peut - être est - ce le "talon d'Achille" de Nicolas Sarkozy?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-2654794673987123939?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/2654794673987123939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=2654794673987123939' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/2654794673987123939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/2654794673987123939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2008/01/bling-bling-et-paf.html' title='Bling, bling......... et Paf?'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-5660999359104436379</id><published>2008-01-03T10:18:00.000+01:00</published><updated>2008-01-04T16:35:35.620+01:00</updated><title type='text'>Ah la séquence!!!</title><content type='html'>Avant tout, évidemment, bonne année à toutes et tous les lecteurs et commentateurs de ce blog. Merci de supporter mes élucubrations et que cette année nous permette de faire sérieusement toute chose (même rire) sans jamais se prendre au sérieux!&lt;br /&gt;Les bulles, foie gras, gastéropodes, spécialités conchylicoles diverses, sans oublier chapons et bûches, étant digérées, ou en voie de l'être, "revenons à nos moutons" blogosphèriques, je veux parler de la très belle suite spectaculaire que nous a offert le chef de l'Etat.&lt;br /&gt;Pour résumer, nous avons eu, Kadhafi, Carla Bruni (jusqu'ici ça rime), chanoine de Saint Jean de Latran, etc, etc... Pour aboutir, enfin, à l'énigmatique "politique de civilisation" esquissée lors de l'allocution du 31 décembre.&lt;br /&gt;Ce que je retiens de tout ça, c'est le fait que N. Sarkozy a parfaitement intégré un effet de nos pratiques médiatiques. Nous sommes de moins en moins habitués à consommer une oeuvre et de plus en plus à recevoir de l'information. Or la première est forcément, assez longue, nécessite du temps, de la réflexion et une attitude constante. La seconde, au contraire, arrive en salves successives, comme une suite de stimuli, et incite à la réaction plus qu'à la réflexion.&lt;br /&gt;Ce qu'il faut donc, désormais, c'est être maître du rythme, et au centre de l'info.&lt;br /&gt;Reste une question, la réaction réelle sera t - elle toujours proche de celle escomptée?&lt;br /&gt;Là est tout le drame de l'acteur qui se croit tout puissant : son pouvoir, y compris et surtout sur l'opinion, a aussi des limites. L'opinion a une dynamique propre. Et le problème du Président n'est même plus de savoir s'il saura s'y adapter, mais de savoir s'il pourra le supporter!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-5660999359104436379?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/5660999359104436379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=5660999359104436379' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/5660999359104436379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/5660999359104436379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2008/01/ah-la-squence.html' title='Ah la séquence!!!'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-194805885504570141</id><published>2007-12-12T23:34:00.000+01:00</published><updated>2007-12-13T16:34:26.262+01:00</updated><title type='text'>Belleville, Facebook et citoyenneté</title><content type='html'>Je reviens ce jour d'une plongée au sein du Paris de Belleville, si cher à Daniel Pennac. Certes, le Zèbre y est toujours présent, au moins symboliquement, pour rappeler qu'ici le louchebem avait droit de cité il y a encore cinquante ans, mais aujourd'hui, la face du quartier a profondément changé. Il mérite une visite pour se rendre compte du visage réel de la France urbaine et laborieuse de 2007. Franchissons honnêtement un rubicond, un tabou, et avouons le, on est au coeur des communautés, ici turque, là loubavitch, plus loin chinoise, ou encore arabe (divisée souvent selon les origines nationales).&lt;br /&gt;Ce symbole du Paris populaire, gavroche, communard, nous alerte sur notre réalité contemporaine et nous appelle à la regarder en face.&lt;br /&gt;Ma première réflexion consiste à dire qu'un travail en profondeur est à reprendre dans nos mentalités. Et notamment le fait que le principe d'unité nationale ne peut plus être conçu comme un absolu positif autorisant la négation des diversités culturelles. Et ce, d'autant plus que l'analyse du territoire peut s'analyser aussi comme une lutte d'influence entre communautés. Par ailleurs, dans ce "bouillon de cultures", on est frappé par le maintien du caractère laborieux de la sociabilité. Le commerce, je devrais dire le "business" est omniprésent, mais aussi la misère, les "marchands de sommeil". Le choc des conditions sociales est impressionnant : là une puissante limousine attestant le caractère florissant des affaires de son propriétaire, ailleurs la pauvreté de personnes récemment immigrées réduites à des conditions de vies indignes. Ajoutons que, discrètement, derrière un porche, on trouve aussi des havres de luxe pour bobos, mais qui semblent  destinés à être surtout cachés de la face du monde (la rue), pour protéger la quiétude de cette nouvelle bourgeoisie "high tech".&lt;br /&gt;A l'évidence ce lieu est un laboratoire sociopolitique passionnant car il y a une réalité communautaire, le choc des cultures, mais aussi un contexte économique qui fait qu'on n'est pas dans le contexte des "banlieues difficiles". Il y a là une épure de l'évolution sociale dans un contexte où entreprendre n'est pas voué à l'échec. Celle de la France qui est sensée "travailler plus pour gagner plus"?&lt;br /&gt;Une chose est donc sure, si le principe d'égalité des droits pour chaque citoyen français, et au delà,  de reconnaissance des droits inhérents à chaque individu, doit rester un principe, il ne peut servir à nier une réalité sociale communautaire qui est la logique d'organisation et de construction sociale de la réalité. Une fois de plus j'ai rencontré l'illustration forte d'une intuition personnelle : la société d'aujourd'hui s'élabore, d'un coté selon le principe du "triomphe de l'individu", de l'autre avec le "retour des tribus". Est ce un mal ou un bien, je ne me pose pas la question, il faut simplement admettre que c'est ainsi!&lt;br /&gt;Seconde réflexion, le "bobo", dans son havre de paix, lui aussi cherche sa communauté. Avec sa "csp++", son capital social et culturel qui en font le fruit de la geste républicaine à la française, notre citoyen indifférencié, mais qui s'est distingué par le concours ou par le salaire, se cherche malgré tout, lui aussi, une identité de rattachement. Alors, enfant de la laïcité, de l'école républicaine et de la modernité, il rentre dans son loft, le soir, et calme son angoisse solitaire en sessions frénétiques sur Facebook.&lt;br /&gt;L'enjeu de ces bouleversements interpelle la politique et les politiques quels qu'ils soient. Arrêtons de privilégier les principes et de faire, à l'ancienne, primer le phantasme sur le réel.&lt;br /&gt;Ce n'est sans doute pas un hasard si ce vingtième arrondissement de Paris fut aussi un laboratoire de l'échange participatif et délibératif citoyen. Même si la thématique semble avoir pris "un coup de vieux" après l'élection présidentielle, c'est bien de ce coté là qu'est possible une co - construction de l'intérêt général dans le respect de la spécificité de chacun.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-194805885504570141?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/194805885504570141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=194805885504570141' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/194805885504570141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/194805885504570141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/12/belleville-facebook-et-citoyennet.html' title='Belleville, Facebook et citoyenneté'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-3718111936693432265</id><published>2007-12-10T15:43:00.000+01:00</published><updated>2007-12-10T16:01:28.274+01:00</updated><title type='text'>Rama, Khadafi et les Judas</title><content type='html'>En ce matin triste du 10 décembre de l'an 2007, la question morale ferait elle retour dans le débat politique? Telle pourrait être la question à se poser à la suite de l'intervention forte de Mme Rama Yade à propos de la visite officielle du Colonel Khadafi.&lt;br /&gt;Ce retour de la question morale est aussi la résultante de notre culture politique, imprégnée de culture judéo - chrétienne.  Le grand apport de cette tradition est, pour aller vite, qu'au nom de l'efficacité politique, on ne peut tout justifier et qu'un corpus de règles intangibles doit régler nos comportements (notamment les droits de l'homme). C'est dans cette droite ligne que  les 20 dernières années ont permis la lente élaboration de tribunaux pénaux internationaux pour condamner les plus terribles dirigeants de la planète.&lt;br /&gt;Les droits de l'Homme sont le capital commun qui unit les femmes et les hommes, quelque soit leur croyance, leur culture. Ils étaient déjà ce sur quoi Kant imaginait les conditions d'une paix perpétuelle et universalisait alors le message des pères de l'église.&lt;br /&gt;Même si je crois bienvenu de conduire une politique réaliste (surtout en matière internationale), le surgissement inopiné de la question morale, lors d'un tel épisode, me semble venir fort à propos. Peut - être permettra t - il de mieux déceler où se trouvent les véritables traitres (ceux qui, à l'image de Judas, sont capables de vendre ce qu'ils ont de plus précieux à vil prix)?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-3718111936693432265?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/3718111936693432265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=3718111936693432265' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/3718111936693432265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/3718111936693432265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/12/rama-khadafi-et-les-judas.html' title='Rama, Khadafi et les Judas'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-7594131009818322812</id><published>2007-12-02T18:38:00.000+01:00</published><updated>2007-12-02T21:48:02.453+01:00</updated><title type='text'>Le MODEM, un précipité alchimique?</title><content type='html'>Cette fois ci, ça y est, ou presque, la messe est dite, François Bayrou, en grand prêtre vient d'opérer un acte sacré, la création sur les fonds baptismaux médiatiques et militants de sa machine infernale pour conquérir le pouvoir.&lt;br /&gt;Deux éléments peuvent être discutés, dans cet acte indiscutablement politique.&lt;br /&gt;1) Il s'agit bien pour lui de transformer un classique parti de cadres, d'élus, en parti d'électeurs, donc où la force militante l'emporte sur le réseau d'élus. Il s'agit clairement de sa stratégie, il l'a dit, et, d'ailleurs les élus habituels de l'UDF l'ont entendu, en quittant le navire en vagues successives. Là, au moins, sur ce point, les choses sont claires, le MODEM est un parti de militants (40000 environs suivant les estimations les plus raisonnables, ce qui est une base honorable), et une machine conçue pour porter un leader clairement identifié vers l'échéance suprême : la présidence de la République. En contrepoint, l'avatar "Nouveau Centre", construit à la hâte, par les députés UDF sortants en mai - juin dernier, semble difficilement assimilable à un parti politique, du moins pour l'instant. Il s'agit plutôt d'un simple réseau d'élus, sans leadership crédible.&lt;br /&gt;Partant de cette réalité, de nombreuses questions se posent : F. Bayrou pourra t - il tenir longtemps dans sa "tour d'ivoire centrale", face à la fameuse boussole gauche - droite, qui reste le GPS politique inconscient des français, l'électeur pourra t - il trouver le chemin de l'urne pour aller déposer un éventuel bulletin de vote Bayrou ? Les quatre ans à venir vont nous l'apprendre. Mais une chose est sûre, le recensement des accords locaux avec la gauche et la droite dans le cadre des municipales permettront d'apprécier si le vocable "démocrate" du label est assimilable à celui du parti éponyme aux USA. Et là, un tout autre sens se dévoile, l'ambition de croitre sur l'hypothèse d'un PS en crise grave, longue et désespérée. A suivre....&lt;br /&gt;2) L'autre remarque concerne plus les problématiques classiques de la science politique face au phénomène partisan. La classique catégorisation de Maurice Duverger (parti de masse, parti de cadres, parti d'électeur) a encore de beaux jours devant elle, et le cas du Modem nous apporte une information essentielle, la transmutation d'un parti de cadre en parti d'électeur doit se faire sur le deuil de l'ancien système, aucun continuité n'est possible, et les déclarations empruntes d'un registre presque psychanalytique des anciens compagnons de F. Bayrou témoignent de la réalité de cette rupture incontournable.&lt;br /&gt;Au delà des stratégies et des luttes, la politique est aussi une affaire d'Hommes, et pour cela la lecture de Shakespeare est une source fertile d'inspiration.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-7594131009818322812?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/7594131009818322812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=7594131009818322812' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7594131009818322812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7594131009818322812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/12/le-modem-un-prcipit-alchimique.html' title='Le MODEM, un précipité alchimique?'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-5534294599111876011</id><published>2007-11-24T13:32:00.000+01:00</published><updated>2007-11-24T14:16:04.757+01:00</updated><title type='text'>Nouveaux clivages, nouvelles boussoles</title><content type='html'>En une semaine de nombreux faits nouveaux ont pris place dans l'actualité sociopolitique française. Tout d'abord la sortie de crise sociale dans les transports, en second lieu la forme de la contestation étudiante, enfin les premiers indices de la construction d'enjeux politiques pour les consultations municipales et cantonales de mars prochain.&lt;br /&gt;Les deux premiers points soulignent une forme renouvelée et redistribuée du réformisme et de la radicalité politique et sociale. Le tournant opéré par Bernard Thibault semble commencer à donner des effets, et l'on peut penser que la consigne de reprise donnée par la "CGT cheminots" dans les assemblées générales a été suivie parce qu'il reste une certaine culture d'organisation au sein de la centrale syndicale et surtout un intérêt clair à "sauver le navire". 2008 marquera peut - être, avec cette évolution, un palier de plus attestant la lente agonie du communisme français, celle ci se traduisant par l'autonomisation définitive d'un syndicat qui fut longtemps, quoi qu'on en dise, sa courroie de transmission. Sans doute faudra t - il constater un jour que ce tournant est aussi à mettre au bénéfice d'un réalisme hérité : celui qui enregistre facialement la réalité des rapports de force et qui ne connait que cette voie de rationalisation pour sa stratégie politique. Voila un beau thème à méditer!&lt;br /&gt;Plus complexe à analyser en direct, comment comprendre les postures réformistes et radicales face à notre système droite - gauche. La bonne vieille clef de compréhension que notre maître à tous, le regretté René Rémond proposait, à savoir l'opposition entre parti de l'ordre et parti du mouvement demeure t - elle crédible? Comment penser ces revendications basées sur le refus de toute évolution d'un statut ou d'une institution? Comme si au dessus de tout çà planait une ambiance de peur, d'angoisse, de refoulement du risque. Comme si tous ces blocages voulaient exprimer un désir inconscient de repli sur soi, de refus de vie, de refus de sa propre expérience. Comme si un système sociopolitique avait enkysté les citoyens dans une position infantilisée dont ils ne veulent surtout pas sortir, peut - être par peur de découvrir leurs propres désirs. Voila, là aussi une idée à réfléchir, discuter et méditer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un registre tout à fait différent, les situations politiques se décantent à l'aube de l'entrée en campagne dans de nombreux contextes municipaux locaux. Il est encore trop tôt pour tirer un premier bilan. Néanmoins, je voudrais aujourd'hui vous faire part d'un étonnement : je ne cesse d'être décontenancé par le contraste entre un appareil socialiste grippé et refusant de "se soigner", et une situation de pouvoir qu'il n'a, à ma connaissance, jamais connu : les deux principaux organismes économiques mondiaux (OMC, FMI) ont à leur tête un membre du PS, 21 des 22 régions sont dirigées par la gauche, de même pour plus de la moitié des départements (DOM compris), les deux plus grosses villes de France (Paris et Lyon), de nombreuses communes de plus de 100 000 habitants dont le maire sortant socialiste semble en très bonne position pour renouveler son mandat. Vu comme cela, le PS doit il déprimer?&lt;br /&gt;Ma réflexion est la suivante, tous ces éléments semblent militer dans le sens d'une réalité du pouvoir en France qui oppose d'un coté pouvoir local et pouvoir national. La "déprime" de l'appareil socialiste résulte évidemment de son échec présidentiel, donc de son incapacité à conquérir dans la phase 2006 - 2007 le pouvoir national, mais corrélativement, du coté du pouvoir local, il n'a, à ma connaissance jamais été aussi fort. Cela mérite aussi d'être relevé, dans une nation désormais décentralisée, c'est un atout à ne pas négliger.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-5534294599111876011?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/5534294599111876011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=5534294599111876011' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/5534294599111876011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/5534294599111876011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/11/nouveaux-clivages-nouvelles-boussoles.html' title='Nouveaux clivages, nouvelles boussoles'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-3309860282240598307</id><published>2007-11-18T17:26:00.000+01:00</published><updated>2007-11-18T22:23:40.265+01:00</updated><title type='text'>Il y a mouvement et mouvement</title><content type='html'>En ce dimanche 18 novembre, la situation sociale, telle qu'elle nous apparait à travers les médias, semble particulièrement illisible. Et, effectivement, le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'est pas simple!&lt;br /&gt;Sans prétendre la rendre limpide, ce qui serait vraiment présomptueux, on peut néanmoins isoler quelques éléments pour s'y retrouver quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) Un premier point mérite d'être souligné : une mobilisation collective est toujours un moment où s'instaure un face à face entre "l'argument de la force" et "la force de l'argument". Pour le dire autrement, un conflit social est une phase où l'on considère légitime que s'exprime une émotion, y compris de manière forte. C'est bien cette tension "émotion" - "raison" qui est la caractéristique de ce qui se joue dans une mobilisation et qui tend à faire une distinction entre "qui craque" et "qui tient". Autrement dit encore, gagner à terme, c'est s'approcher le plus possible de ce qu'on estime, à froid,  pouvoir obtenir, modulo, bien sûr, le contexte du conflit tel qu'il se déroule.&lt;br /&gt;Dans le conflit SNCF-RATP, la scène de conflit serait simple si l'on pouvait la résumer à un duel entre les ouvriers d'un coté et leur patron de l'autre. En fait il y a au moins quatre, voire cinq instances à distinguer.&lt;br /&gt;Tout d'abord, le gouvernement et sa réforme, là, on voit bien, son intérêt c'est réaliser sa réforme au mieux et agir de telle manière que le présent contexte ne se retourne pas contre lui en terme d'opinions.&lt;br /&gt;Ensuite, les entreprises concernées sont des quasi - acteurs. Elles représentent bien des contextes particuliers dans lesquels se posent des problèmes de conditions de travail et de management spécifiques, mais leur marge de manoeuvre est très limitée car l'Etat est actionnaire majoritaire, voire unique, et les règles juridiques ne leur laissent que très peu d'espaces de négociation. Du coup, les intérêts de ces entreprises sont très hybrides : ceux d'un service public classique, mais aussi ceux d'une entreprise soumise à une logique de marché. On voit bien que le caractère profondément hybride de ces instances ne permet pas de les situer comme des pièces maîtresses dans la résolution de la crise.&lt;br /&gt;En troisième lieu, il y a les centrales syndicales. Si j'osais, sans malice, une image, je dirais que le "marché syndical français" a deux caractéristiques : d'une part il n'est pas très dynamique, il n'attire pas beaucoup de "clients", d'autre part il est hautement concurrentiel. J'ajouterai volontiers qu'il souffre d'une phase de sédimentation originelle qui date de 1945 et qui englue sa capacité à se développer (cf. post précédent). Autrement dit, tout acte d'une centrale syndicale au niveau national doit s'analyser d'abord et avant tout comme un "sauve qui peut" institutionnel : "il faut sauver la boutique"! Ce point est essentiel car c'est à partir de lui que se crée un hiatus potentiel au sein de la mobilisation. Et ce hiatus est à la fois vertical et horizontal. Verticalement, il va se décliner avec les différentes branches du syndicat considéré, puis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;in fine&lt;/span&gt;, avec la base mobilisée, et ces trois niveaux n'ont pas forcément les mêmes intérêts, nous verront plus loin. Horizontalement, un hiatus est patent entre syndicats qui se disputent une très faible représentation des salariés. Cette concurrence, de plus, est faussée puiqu'elle s'instaure entre des acteurs de premiers plans, reconnus institutionnellement par le pouvoir - les syndicats représentatifs - et d'autres syndicats qui ne jouissent pas de ce label. Aussi n'est - il pas étonnant qu'on rencontre chez ces derniers soit des syndicats radicalisés, type SUD, soit des syndicats maisons, peu aguerris à la culture du conflit.&lt;br /&gt;Quatrième catégorie d'acteurs : les branches syndicales. On voit bien, à travers la figure de M. Le Reste, responsable des cheminots CGT, qu'il y a quelque chose qui se joue de spécifique à ce niveau là. Sans mauvais esprit, ni intention maligne, un petit détour historique peut, sans doute expliquer l'importance de ce niveau d'organisation dans le système : en 1995, dernière grosse crise sociale de référence, qui était à la place de M. Le Reste? Réponse : M. B. Thibault. Autrement dit, au sein même de l'organigramme d'une centrale syndicale, le devenir personnel d'un responsable de branche tient à sa propre efficacité dans les mobilisations. Tout était homogène au sein de la CGT tant qu'il n'y avait pas débat sur son syndicalisme de rupture habituel. Aujourd'hui la mutation tentée par B. Thibault vers une CGT réformiste ouvre à M. Le Reste l'opportunité d'apparaitre visible et lisible par une base qui n'a pas fait son aggorniamento stratégique et idéologique. Il peut, au sein de sa propre centrale syndicale, se poser en s'opposant à B. Thibault. C'est sans doute ce fait là qui est la figure la plus innovante du conflit actuel.&lt;br /&gt;Dernière instance, mais ce n'est pas la moindre, celle qu'on appelle parfois trop facilement "la base", avec un soupçon de distance qui ne sied point. Rappelons d'abord que ce sont des êtres humains, dotés d'une conscience, de revendications. Rappelons aussi, même si ce n'est pas très populaire, que faire une grève, ce n'est pas faire la fête! Rappelons qu'à terme, celles et ceux qui manifestent, bloquent, payent le prix de leur choix et qu'à la fin du mois leur salaire sera amputé. Ce ne sont donc pas des irresponsables. Ils peuvent apparaitre comme les plus sourds à la raison institutionnelle et politique, mais ce sont eux qui forment les troupes et la force de la mobilisation. Il en va donc de la légitimité des centrales syndicales d'éviter toute évolution vers des formes anarchiques et autonomes de la mobilisation. Mais les syndicats ont ils aujourd'hui les moyens de leurs fonctions? Cette question est centrale car c'est d'un contact non régulé entre une base mobilisée et des citoyens génés par le blocage que peut éclater une bombe.&lt;br /&gt;Tout est là, la mobilisation, encadrée par des organisations syndicales prend une forme symbolisée, ritualisée ; le basisme, au contraire, c'est l'inconnu et l'improbable!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Du coté des étudiants nous en sauront plus très vite. Mais il me semble que le problème se pose de manière très différente. Tout d'abord, il y a dans l'opinion publique une sympathie naturelle pour les étudiants qu'on ne retrouve pas forcément envers les salariés. Dans nos représentations inconscientes, ils sont sensés représenter à la fois "l'avenir" et sont un peu "nos enfants". Ensuite, leur argumentation contre la loi Pécresse tape sur trois arguments assez judicieux : la représentativité au sein de l'instance dirigeante que sera le Conseil d'Administration des universités, la faiblesse des moyens engagés et, de fait, la rationalisation des filières qui se fera sur des logiques d'utilité économique et sociale.&lt;br /&gt;Même si je crois que ces trois points, discutables, ne justifient pas une opposition radicale à la mise en œuvre de la réforme, force est de constater qu'il y a trois objections qui sont bienvenues et qui méritent d'être prises en compte.&lt;br /&gt;Enfin et surtout, gare à un mouvement étudiant, gare à tout débordement d'autorité, le syndrome Oussekine plane dans les inconscients politiques.  Face aux étudiants, le pouvoir est toujours plus désarmé (ou mal armé) que face à des salariés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-3309860282240598307?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/3309860282240598307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=3309860282240598307' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/3309860282240598307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/3309860282240598307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/11/il-y-mouvement-et-mouvement.html' title='Il y a mouvement et mouvement'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-2770046958429302928</id><published>2007-11-14T14:54:00.000+01:00</published><updated>2007-11-14T15:49:29.324+01:00</updated><title type='text'>Les délices de la complexité sociale</title><content type='html'>La situation sociale que nous vivons me parait éclairer la complexité qui peut naitre entre un corps social qui a ses logiques internes propres et une représentation qui pose problème.&lt;br /&gt;Je m'explique : il n'est évidemment pas question ici de contester le droit de grève, le droit syndical et le bien fondé de centrales puissantes agissant pour la défense des intérêts des salariés, y compris, si cela est nécessaire par le recours au blocage.&lt;br /&gt;Le problème que rencontre aujourd'hui, et le gouvernement et les centrales syndicales est que, par leur histoire propre, l'interaction prend la forme d'un conflit alors que les deux instances, politique d'un coté, syndicales de l'autre, sont bien plus des partenaires, dans la réalité. En effet, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et d'ailleurs sous l'égide du Général de Gaulle, s'est déployé en France une pratique des relations sociales qui relève de l'oxymore : le "paritarisme tripartite".&lt;br /&gt;En clair, ce qui devrait être une relation à deux, celle qui s'instaure entre le patron et le syndicat est en fait une relation à trois. L'Etat interventionniste de 1945, devant agir pour la relance de l'économie a jugé nécessaire de s'investir dans les relations sociales, et les syndicats ont jugé alors profitable de jouer ce jeu. C'est alors qu'est apparu la figure du "syndicat représentatif", label qui donne à l'institution syndicale qui en profite, la capacité d'être, à la fois le défenseur d'une catégorie sociale contre le gouvernement quand il le faut, et le partenaire reconnu de l'Etat dans les organismes de gestion du système social (Unedic, Assedic, etc...).&lt;br /&gt;Cette situation avait sa justification dans le contexte des années 50 et 60. Il a pu apporter un certain nombre d'acquis dans les deux décennies qui ont suivi.&lt;br /&gt;Mais aujourd'hui, on a le sentiment d'observer un jeu symbolique entre le gouvernement et les syndicats qui relève d'un mécanisme bien connu en psychologie : préférer le phantasme au réel pour espérer en tirer un bénéfice secondaire, au risque de faire ultérieurement l'expérience douloureuse de la chute du phantasme.&lt;br /&gt;Si je résume : la déclaration de B. Thibault (CGT), hier, acceptant finalement la négociation entreprise par entreprise, avec la présence d'un représentant de l'Etat, témoigne d'une perception du dialogue social où les syndicats se sentent plus en confiance avec la présence d'un représentant du pouvoir dans le jeu. N'y a t - il pas là une preuve de la faiblesse syndicale réelle qui plombe profondément le dialogue social en France. Au fond, tout se passe comme si les syndicats semblaient devoir se promener avec une "bouteille à oxygène" gouvernementale pour pouvoir poursuivre les actions conflictuelles ou mener à bien les phases de négociation qu'ils ont entamé.&lt;br /&gt;De son coté, même si le modèle de l'Etat interventionniste n'est plus vraiment de mise dans une économie mondialisée, tout se passe comme si le gouvernement au risque du déni de la réalité, entre dans ce "bal", considérant probablement que son poids peut jouer un rôle et limiter, probablement, les risques induits par un conflits social en terme de notoriété.&lt;br /&gt;En prenant du recul, on a ainsi l'impression d'assister à deux représentations théâtrales gigognes celle du paritatrisme tripartite qui n'a plus aucun sens et la scène du conflit social dans la rue qui oblitère, me semble t - il l'angoisse syndicale et gouvernementale : continuer à sembler jouer un vrai rôle sur le terrain social alors que le cadre de référence et la réalité des rapports de force a radicalement changé.&lt;br /&gt;Encore une fois, ce conflit va peut - être aboutir à une négociation, mais probablement en utilisant l'agenda (les régimes spéciaux) pour expérimenter s'il est encore possible de donner le change (ne pas toucher aux règles de la représentativité syndicale et feindre de ne pas s'inquiéter du faible taux de syndicalisation) et finalement se rendre compte si des bénéfices immédiats peuvent être tirés de cette situation par le gouvernement et les syndicats.&lt;br /&gt;Le problème est que le salarié (et le citoyen en général) n'est pas vraiment au coeur de ce qui se négocie réellement actuellement. Et cela est mortifère et pour les syndicats, et pour le gouvernement à terme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-2770046958429302928?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/2770046958429302928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=2770046958429302928' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/2770046958429302928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/2770046958429302928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/11/les-dlices-de-la-complexit-sociale.html' title='Les délices de la complexité sociale'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-3785873048278614763</id><published>2007-11-10T13:46:00.000+01:00</published><updated>2007-11-10T16:36:19.243+01:00</updated><title type='text'>Souriez (jaune), vous allez être filmé(e)!</title><content type='html'>Il se passe toujours quelque chose dans la république sarkosienne. Hier, c'était l'annonce d'une commission sur la télésurveillance qui vient d'être créée à la demande de Michelle Alliot - Marie. Elle est présidée par le célèbre criminologue A. Bauer. Ce dernier a précisé que l'objet de cette commission était de faire la part entre la liberté d'aller et venir et le droit à la sécurité. A l'horizon de cette commission : le triplement des caméras de télésurveillance en milieu urbain, rien que çà!&lt;br /&gt;Il me semble qu'une réflexion devrait être portée dans cette commission sur la frontière entre vie privée et vie publique. Et notamment le fait que cette frontière ne recoupe pas forcément celle, géographique, qui sépare espace public et espace privatif.&lt;br /&gt;Pour illustrer cette idée, on a souvent dit dans la littérature que "l'air des villes rend libre". Qu'est ce à dire? Et bien que l'agrégation de population qui est la caractéristique de l'urbanité produit un effet dans notre perception de la relation à l'autre. Et donc a des conséquences sur ce que l'on pense, à juste titre, pouvoir s'autoriser, ou au contraire devoir s'interdire.&lt;br /&gt;On parle bien sûr de l'isolement terrible de nombreux habitants des villes. Mais n'avez vous pas aussi, parfois, ressenti l'intense bonheur de se sentir libre au milieu d'une foule? En ce qui me concerne, je suis profondément provincial, mais aussi intensément amoureux de Paris. Jeudi dernier, j'ai encore ressenti cette étrange et fascinante volupté d'être seul vers 11h. du soir place Clichy, alors grouillante d'une vie intense et incroyable.&lt;br /&gt;Au delà de ce type de sentiment, il y a, je crois l'impression profonde d'être au milieu de la vie sans être sous le regard de l'autre, sentiment qui, il faut bien le dire est plus rare dans une province où les relations et la notoriété sont plus rapidement construites et la proximité plus grande.&lt;br /&gt;En bref, le droit à l'anonymat me parait être, en propre, un droit de l'Homme, au même titre que le droit d'être reconnu.&lt;br /&gt;Quelque chose me dit que c'est plutôt là que se situe le problème que les partisans de la vidéosurveillance pourraient passer par "pertes et profits". Si je résume leur argumentation probable : "vous n'avez rien à vous reprocher, alors vous n'avez rien à craindre de la caméra". Mais le prisonnier qui n'a rien à se reprocher pendant la promenade n'a rien à craindre du mirador non plus! Et dans ce cas, il est vrai limite, le mirador est très visible. Avec la vidéosurveillance, la situation peut être encore plus insidieuse, car si certaines caméras sont visibles, le seront elles toutes?&lt;br /&gt;Voyez vous, il m'arrive de temps en temps d'avoir envie d'embrasser quelqu'un dans la rue et que cette envie soit partagée par l'autre. L'idée qu'une caméra que je n'ai pas vue puisse ainsi voler cette tranche de vie me gène. En bref, sans sombrer dans la paranoïa, j'ai peur qu'une société urbaine panoptique (où l'on est regardé en permanence) trouble profondément une vraie liberté : le choix de la spontanéité.  Pourrons nous être, dans un espace vidéosurveillé, cet être libre que nous propose d'être Sartre, débarrassé des rôles que nous impose l'espace social et qui sont un carcan déjà difficile à relâcher. Une remarque en passant, je suis fasciné par le fait que le père de "l'être et le néant" et les penseurs du libéralisme politique se retrouvent sur un point: la consubstantialité de la liberté et de la responsabilité. J'y reviendrai dans un futur post.&lt;br /&gt;Pour moi la caméra nous rend moins libre et donc moins responsable. Attention à l'infantilisation croissante que génère l'évolution politique!  La société de pouvoir nous emprisonne décidément dans une situation d'addiction et non dans celle de citoyens libres, autonomes et responsables. Non, décidément le Léviathan n'est pas mort.  Continuons le combat.&lt;br /&gt;Tiens, essayez donc de relire Foucault, il me semble que cela peut être un acte de résistance intellectuelle véritable. Il y a urgence!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-3785873048278614763?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/3785873048278614763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=3785873048278614763' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/3785873048278614763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/3785873048278614763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/11/souriez-jaune-vous-allez-tre-filme.html' title='Souriez (jaune), vous allez être filmé(e)!'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-7551716093665591453</id><published>2007-11-02T18:02:00.000+01:00</published><updated>2007-11-03T14:43:02.261+01:00</updated><title type='text'>Le Président et ses sous</title><content type='html'>Voila un bien beau cas de figure que l'annonce faite, ces jours ci, de la réforme du salaire présidentiel. Un vieil ami à moi, qui s'appelait Karl, ne disait-il pas que tout peut commencer par la revendication des ouvriers pour l'augmentation de leur salaire au sein de l'entreprise?&lt;br /&gt;La boutade, outre le plaisir de la faire, il faut bien rire un peu, me semble renvoyer à un contexte idéologique qui a baigné la campagne présidentielle. La rationalisation des fonds publics passerait par une gestion proche de celle opérée, soit dans l'entreprise privée, soit dans le cadre de la situation individuelle (gérer son compte)!&lt;br /&gt;Ce qui est là remis en cause, plus ou moins insidieusement, c'est la fameuse frontière entre le public et le privé, frontière qui, dans le domaine budgétaire et financier, se doit d'être étanche, sous peine d'être pénalement condamné.&lt;br /&gt;Une réaction me vient : cette étanchéité, très française, remonte à un phénomène ancien, la prohibition canonique du prêt à intérêt. Au moyen âge et au début de la renaissance, l'influence du magistère papal commandait que l'argent ne soit qu'un moyen et non une fin. L'argent ne devait donc pas produire de l'argent. Seul le travail était producteur. Bien évidemment, il y avait des exceptions : les lombards et les cahorsins étaient exempts de cette obligation. Il y avait d'ailleurs, à l'époque, une forte proportion de juifs installés depuis des générations dans ces deux régions. Ne pouvant pas être artisans, ils se spécialisèrent dans les métiers du placement.&lt;br /&gt;Je trouve très drôle que les autorités papales, interdisant le prêt et ne s'opposant pas clairement aux anathèmes portés contre les juifs (meurtriers supposés du Christ), ne se soient pas considérés comme tenus par leur propre règle, ils utilisèrent souvent les services de ceux envers qui ils portèrent, plus ou moins directement, l'anathème.&lt;br /&gt;Il est vrai qu'un vieux principe du droit romain dit : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;nemo auditur propriam turpitudinem allegans&lt;/span&gt;, on ne peut se prévaloir de sa propre turpitude!&lt;br /&gt;Même en ces temps de laïcité, l'héritage culturel demeure, et il nous saisit souvent par là où on ne s'y attend pas!&lt;br /&gt;Corrélativement, je songe à une recherche biographique que j'ai réalisée il y a une dizaine d'année. Il s'agissait de retracer la vie d'un Lord anglais, Thomas Egerton, plus connu sous le nom de Lord Ellesmer. Tout se passe dans la première moitié du 17 ème siècle.&lt;br /&gt;Cet homme, né d'une relation adultérine, donc bâtard et sans avenir théorique, va être pris en charge par une grande famille riche anglaise, les Grosvenore, qui vont, en quelque sorte, investir sur lui. Après un passage dans une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Private School&lt;/span&gt;, puis à Oxford, il intègrera Lincoln Inn's Field, un des trois plus célèbres centre londoniens de formation juridique pour devenir avocat.&lt;br /&gt;Puis il embrassera la carrière juridique et politique pour finir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Master of the Rolls&lt;/span&gt; et même &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lord Chancelor&lt;/span&gt; (l'équivalent de notre Rachida Dati nationale!). Au delà de sa réussite, on peut considérer son oeuvre juridique comme fondatrice de ce qu'on appelle encore aujourd'hui la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;common law&lt;/span&gt; (le droit commun anglo - saxon).&lt;br /&gt;Durant cette épopée publique et politique, Egerton ne cessa de satisfaire en même temps ses intérêts privés, en  favorisant les expropriations de petits propriétaires et en rachetant à vil prix leurs terrains. Il se constitua ainsi un véritable fief territorial. Il investit également dans l'équivalent anglais de notre Compagnie des Indes, etc...&lt;br /&gt;Ce qui frappe dans la littérature anglaise, c'est le fait que "ce mélange des genres" ne choque pas, pire que tout cela est normal, voire remarquable.&lt;br /&gt;Mon propos n'est pas de dire qu'un système est mieux que l'autre, mais de remarquer que nos systèmes juridiques et moraux sont le fruit de constructions historiques, donc humaines. Avant de juger, il me semble qu'il faut avoir cela en tête. Et je ne prêche surtout pas pour un quelconque relativisme.&lt;br /&gt;Pour finir, je rêve d'un système véritablement démocratique où toute conception métaphysique de la société n'aurait pas d'influence dans l'espace public, et donc toute conception de nos règles de droit. En démocratie, les citoyens, ou leurs représentants devraient réfléchir incessamment sur le bien fondé des règles, et quand l'une d'entre elle est obsolète, oser en poser une autre.&lt;br /&gt;Mais pour cela, il faut une haute conception de l'Homme, du social et de l'histoire. Espérons!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-7551716093665591453?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/7551716093665591453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=7551716093665591453' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7551716093665591453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7551716093665591453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/11/le-prsident-et-ses-sous.html' title='Le Président et ses sous'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-566210002077424607</id><published>2007-10-26T16:40:00.000+02:00</published><updated>2007-10-26T16:49:37.730+02:00</updated><title type='text'>Chose Promise, chose due !</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Dans un précédent post, j'avais parlé de BHL et de son livre, « ce grand cadavre à la renverse », en promettant d'y revenir, une fois le livre lu. C'est chose faite : acheté mardi 22 octobre à 17 h., achevé jeudi 23 à 23 h.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Je veux dire que je recommande ce livre, pour ce que j'y ai trouvé de riche et courageux, mais aussi pour les points volontairement aveugles qu'on y trouve et, du coup, sa contribution (volontaire et involontaire) à la grande question qu'il entend traiter : comment être de gauche aujourd'hui ?&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Au chapitre des apports, il faut indiscutablement lui rendre hommage pour la très belle synthèse / interprétation du sens à accorder à ce qu'on a appelé la nouvelle philosophie. Il montre comment, par l'intermédiaire des contributions et engagements essentiels, de lui – même et de ses amis, un espace de l'esprit s'est ouvert, à gauche, sur le deuil des promesses marxistes, à partir du combat radical contre le goulag, Pol Pot et tous les potentats qui abusèrent systématiquement des espérances de peuples trop longtemps assujettis. Il montre ensuite, d'une manière extrêmement pertinente, comment aujourd'hui, la gauche est gagnée par la résurgence d'un autre péril : la soumission inconditionnelle au mythe de la nation, théodicée dangereuse, qui peut conduire jusqu'au risque totalitaire. A ce titre sa dénonciation de l'usage de Carl Schmitt, au delà d'une mode dangereuse, comme révélatrice d'une très vieux penchant préfasciste de la gauche française, est salvatrice. C'est bien là qu'est la pierre d'achoppement sur laquelle bute un Parti Socialiste qui préfère l'aveuglement au courage de son analyse. Enfin, il nous rappelle, quoique peut – être avec une affectation excessive, les liens structurels qui unirent les groupes islamistes avec le régime nazi sur un objectif commun atroce, au sens propre du mot : l'extermination des juifs. Enfin, il réhabilite l'humanisme comme projet universel assumé, à travers la promotion des Droits de l'Homme, et fustige le relativisme absolu comme le premier pas vers une possible perméabilité aux stratégies dangereuses des prénationalistes (ou franchement nationalistes) de tous poils, qui hantent plus que jamais la gauche, y compris les couloirs de la rue de Solférino.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Cet apport là est essentiel, il rassurera un nombre important de citoyens, de tous âges et de toutes conditions, sur un fait minimal mais prometteur : il reste encore des gens qui, assumant une identité de gauche, continuent à l'interroger, et, partant, à la faire vivre !&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Au chapitre des regrets, il en est un qui « plombe » l'entreprise de BHL, le caractère intangible de sa posture platonicienne. Il croit, c'est son honneur (et il mérite le respect), que le monde des idées est bien un lieu, presque éthéré, où des possibles existent, libérés en partie des contingences sociales et humaines. Il est sans doute en partie vrai que la dynamique propre aux idées n'est pas celle des groupes sociaux. Mais, comme dirait Aristote, n'oublions pas que « tout ce qui se meut est mu ». Et, à ce titre, si l'on peut se louer du legs qu'il reconnait à ce géant intellectuel du 20 ème siècle qu'est Cornélius Castoriadis, on pourra regretter qu'il tienne si peu compte du message essentiel de « sujet et vérité dans un monde social - historique ». Le choix d'une posture philosophique surplombante, observant de son Parnasse une sociologie traversée par nombre d'influences qu'il juge perverses (les héritiers de P. Bourdieu), m'apparait comme contre - productive. Et disons le tout net, il y a grand danger à s'exfiltrer des problématiques du commun quand on souhaite s'interroger sur la politique. Il eut été, sans doute plus efficace de plaider pour une pédagogie accueillante de l'exigence républicaine pour dénoncer le populisme réellement à l'œuvre aujourd'hui : celui des antieuropéens et altermondialistes (ce dont je conviens avec BHL).&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Enfin, et ce n'est pas le moindre des problèmes que j'ai pu ressentir à la fin de l'ouvrage : la justification du droit d'ingérence (que je soutiens par ailleurs) provient, selon lui, du legs judéo – chrétien, et donc de la laïcité qui en résulte (et il a raison sur ce point là encore), mais tout cela semble autoriser l'auteur à vouloir le bien d'autrui y compris contre son gré, ce que je ne saurais accepter.&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Sur ce point, n'en déplaise à BHL, Freud et Lacan ont raison, mais aussi Ricoeur à sa manière, le « je », sujet désirant, est une réalité à laquelle nos vies doivent se confronter radicalement. Et ce n'est pas de tolérance qu'il s'agit, mais de démocratie !&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-566210002077424607?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/566210002077424607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=566210002077424607' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/566210002077424607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/566210002077424607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/10/chose-promise-chose-due.html' title='Chose Promise, chose due !'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-3018563828578252179</id><published>2007-10-22T14:19:00.000+02:00</published><updated>2007-10-22T15:35:56.715+02:00</updated><title type='text'>Là, c'est sûr, il faut en parler !</title><content type='html'>A l'invitation d'un commentateur assidu, je viens aborder ici l'enjeu européen, en pleine actualité, au lendemain du sommet de Lisbonne.&lt;br /&gt;Force est de constater que cette question demeure particulièrement chaude, au moins dans les dispositifs de communication que sont les blogs. Pour dire, plus précisément ce que je vois, les citoyens qui souhaitent se saisir de cet enjeu comme vecteur de leur activisme politique, trouvent dans les blogs un lieu probablement propice pour leur stratégie. Pourquoi ?&lt;br /&gt;Une première réponse est sans doute à rechercher dans la question, fondamentale, de l'identité européenne, ou du moins de son éventuelle existence. Pour aborder de manière inhabituelle la difficulté de cette question, faites donc un détour par &lt;a href="http://europeenlevee.free.fr"&gt;ici&lt;/a&gt;. L'art nous dit parfois clairement des choses que les mots embrouillent. L'intelligence associative a, pour moi, droit de cité, autant que l'intelligence rationnelle. Cette histoire d'enlèvement et de viol originel qui marque le mythe Europe, me semble nous dire à quel point la construction d'une identité européenne doit être considérée avec attention, précaution et, sans aucun doute empathie. Empathie, cela veut dire être capable, sans renier sa personnalité et son point de vue, de se mettre à la place de l'autre pour comprendre (prendre avec) son point de vue.&lt;br /&gt;Qu'une discussion sur l'enjeu européen doive se poursuivre, j'en suis parfaitement convaincu ; de la nécessaire présence des citoyens au coeur de ce débat j'en suis archi convaincu et archi partisan ! Mais qu'on vienne dire que le référendum est le "nec plus ultra" de la démocratie, alors là, pardon : non, je ne serai jamais d'accord avec cela ! Soyons clair, j'étais un partisan du traité, j'ai voté Oui, je ne le regrette pas ! En revanche, je dois dire que je porte le remords de la conduite atone des intellectuels favorables au Traité constitutionnel, hébétés que nous avons été par la remarquable mobilisation tous azimuts du camp du "Non".&lt;br /&gt;J'en tire une leçon : dans la vie courante, on dit souvent que c'est plus facile de dire "oui" que "non", car dans cette seconde hypothèse il faut toujours justifier. Dans le cadre d'un référendum, cette réalité joue "à front renversé" : puisqu'il faut forcément argumenter pour dire "Non", le "non" est donc plus mobilisateur que le "oui" dans une campagne référendaire.&lt;br /&gt;Abordons maintenant le problème de fonds : on nous dit souvent que l'enjeu c'est la Nation. C'est vrai, mais pas en terme de survie ou de disparition. L'enjeu me semble être la question de la nation en terme de croyance : doit - on continuer à croire en la Nation (ce qui était, ce qui est et ce qui sera), substitut laïc de l'idée de Dieu ? En ce qui me concerne, je pense que la question mérite un examen rationnel et sincère approfondi. Et il faut, pour cela, assumer la terrible expérience que nous a infligé le 20 ème siècle. Tout d'abord la capacité du mythe national à sombrer dans les totalitarismes les plus odieux et les plus systématiques (nazisme) ; ensuite, le succès de la nation qui conduit aujourd'hui la planète à tanguer entre deux abimes : le risque de l'hyperpuissance yankee ou la balkanisation généralisée de l'espace géopolitique mondial qui nous ferait retomber dans une multiplication de conflits proches de ceux qui mirent fin à l'époque féodale. La réalité d'aujourd'hui est claire, on peut la regretter, mais elle est là : la Nation ne protège plus, il ne faut donc plus y croire comme à une carapace protectrice de je ne sais quel Etat providence, à l'évidence rouillé, usé, bloqué.&lt;br /&gt;J'irai même plus loin. Je comprend et je suis affectivement touché par les mobilisations qui se construisent sur le maintien de droits acquis. Mais il me semble que l'acquis des droits, et notamment des droits fondamentaux, ne peut se réaliser que dans un espace où l'on peut se projeter, où il existe, même si risque il y a, un avenir et un développement possible.&lt;br /&gt;Autrement dit, avant tout autre enjeu, créer les conditions politiques permettant aux citoyens d'avoir un peu plus confiance dans l'avenir, de surmonter leur peur légitime de l'avenir, est La Priorité. Hors de cela, aucune émancipation humaine ne me semble possible, nous ne ferons que mariner dans un bouillon recuit de nostalgies aigres.&lt;br /&gt;Prendre en main son destin, c'est oser regarder l'invitation que l'avenir nous propose, et le cadre européen, qui n'est pas parfait, qui est discutable, me semble le seul souhaitable.&lt;br /&gt;Enfin, à tous ceux qui craignent pour l'identité culturelle et le modèle social français, pour qu'ils aient leurs chances, il faut leur donner un cadre dans lequel ils puissent démontrer leur bien fondé, leur actualité. Et là encore, à l'évidence, il me semble que le cadre européen est le seul possible. Comment imaginer sauver notre culture et notre modèle social dans un espace mondialisé et, de fait, soumis à la domination objective d'hyperpuissances existantes (USA) ou presque déjà advenues (Chine, Inde).&lt;br /&gt;Mais pour accepter tout cela, il faut accepter une idée au moins : la politique est l'art du possible et la négociation, ce n'est pas se renier. Là encore, je vous invite à un deuil urgent : oublions le mythe de la Cité idéale, construisons d'arrache pied, en citoyen, concrêtement, la société de demain, ouverte, mais forte de son passé, de ses valeurs et de son histoire, dans un espace politique européen où leur transmission est encore possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux remarques d'actualité avant de finir : aujourd'hui j'ai un motif politique de joie, la défaite du premier ministre sortant conservateur et nationaliste en Pologne. Peut - être va t - on enfin voire la Pologne renouer avec sa tradition séculaire d'ouverture humaniste. Mais j'ai un motif de peine, la victoire d'un parti xénophobe eu pays du référendum : la Suisse. Espérons néanmoins que la lenteur légendaire de nos amis helvétiques soit aussi l'apanage de leurs nouveaux gouvernants. A mon sens, en Suisse, la réforme n'est pas urgente !!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-3018563828578252179?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/3018563828578252179/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=3018563828578252179' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/3018563828578252179'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/3018563828578252179'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/10/l-cest-sr-il-faut-en-parler.html' title='Là, c&apos;est sûr, il faut en parler !'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-7710136225244700471</id><published>2007-10-20T22:18:00.000+02:00</published><updated>2007-10-26T12:02:37.741+02:00</updated><title type='text'>Fallait - il que j'en parle ?</title><content type='html'>Pour reprendre une expression qui donna naguère son titre à une célèbre émission du samedi soir : tout le monde en parle !&lt;br /&gt;De quoi me direz - vous ? Du divorce de Cécilia et Nicolas Sarkozy bien sûr.&lt;br /&gt;Ce "concert" de commentaires laisse pantois, voire interdit car il s'agit d'abord, évidemment, d'une affaire intime, et plus, de ce lieu humainement sacré que devrait être l'intimité d'un couple. Mais voila, ce n'est ni de vous ni de moi, pauvres hères que nous sommes, mais du couple du Gouvernant (avec un grand G, insistons, si je puis dire sur ce point) qu'il s'agit!&lt;br /&gt;Cette furie analytique, pour suspecte qu'elle soit, n'en révèle pas moins, me semble t - il, une face particulière du lien mystérieux qui unit le gouvernant aux gouvernés : une affaire (plus ou moins inconsciente) de corps et de désir.&lt;br /&gt;Je tiens, en effet, pour vrai, qu'un très vieux stéréotype, anthropologique, gouverne encore aujourd'hui cet étrange rapport. Il me semble d'abord que pour trouver les ressources permettant de supporter cette épreuve qu'est la lutte pour le pouvoir, il faut, quelque part, s'imaginer comme un objet de désir (et pour le dire clairement de désir sexuel). Du coup, l'acte politique peut alors s'entendre comme un jeu où l'enjeu du corps est central ! L'acteur politique peut alors fantasmer sa conquête comme un assouvissement. Vis - à - vis de ses challengers, il prouve en gagnant sa "virilité" incontestable et vis - à - vis des gouvernés, il se rassure sur sa capacité de séduire.&lt;br /&gt;Certes, mais ces derniers, avec lesquels il entend nouer une "relation particulière", sont à la fois des objets de désir (pour lui), mais aussi des sujets désirant. Et c'est là que commence le problème.&lt;br /&gt;Car je tiens également pour vrai que les inconscients des gouvernés sont aussi structurés par un antique stéréotype : la pulsion cannibale. Autrement dit leur désir du corps du gouvernant est un désir de consommation pour accaparer ainsi la ressource que ce dernier possède en monopole (la coercition légitime).&lt;br /&gt;Du coup, le gouvernant ne peut se sortir de cette ambigüité qu'en sublimant son corps. C'est la méthode classique, éprouvée, sur le modèle du Christ. Le chef va risquer son corps pour sauver la France. Tous les gouvernants ont usé de cela, surtout quand leur référence est particulièrement traditionaliste (au sens discutable du  mot): par exemple ce sont les mots de Pétain pour justifier l'armistice et l'instauration du régime de Vichy : "je fais don de ma personne à la France". Dans un registre plus glorieux, Napoléon au pont d'Arcole est à l'avant - garde de ses troupes (même si la réalité historique est, dit - on, un peu éloignée de l'iconographie picturale).&lt;br /&gt;Donc, tout va bien, tant que le gouvernant présente aux gouvernés un corps symbolique que ces derniers peuvent désirer accaparer. Ainsi, les barrières posées lors des déplacements présidentiels se justifient : ils pourront toucher ce corps, s'en sentir renforcés, et le gouvernant, dans l'exercice du bain de foule, réassurer le sentiment qu'il est toujours l'objet de ce désir.&lt;br /&gt;Mais voilà, que se passe t - il lorsque est mise en scène la figure de l'épouse, comme révélatrice d'une sexualité présidentielle officielle assumée, montrée, revendiquée?&lt;br /&gt;Jusqu'à Sarkozy, aucune femme de président n'était clairement mise en scène comme cela. Il s'agissait plus de l'épouse et de la mère que de la femme. Autrement dit, je ne suis pas loin de penser que la mise en scène d'un couple sexuellement amoureux dont l'un des partenaires est gouvernant est proprement insupportable encore aujourd'hui dans le tréfonds de nos inconscients.&lt;br /&gt;Tout cela n'est pas très rassurant pour notre société, mais les mentalités sont ce qui évolue le plus lentement. Et finalement, qui gagne dans ce déferlement d'impudeur médiatique ? Je me demande sérieusement si ce ne sont pas nos fantasmes d'abord : il devient totalement désirable, on peut le plaindre et, ce faisant, on peut croire se l'accaparer enfin complètement.&lt;br /&gt;La perversité est aussi au cœur de nos désirs et surtout de nos désirs politiques, ne l'oublions pas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un registre différent, je profite de ce post pour dire mon indignation vis - à - vis de l'autorité italienne de régulaton de la publicité. Elle vient d'interdire la campagne réalisée par Toscani, le célèbre publicitaire de Bénetton, sur l'anorexie. En complet contraste avec la tonalité du sujet précédent, je veux dire mon admiration pour cet artiste, car c'en est un, qui a montré que la publicité pouvait faire réfléchir en montrant de manière esthétique la crudité de la vie. Il y a dans ce travail quelque chose de profondément humaniste à mon sens. Et pour finir, je voudrais dire au mannequin qui a posé consciemment pour dénoncer l'horreur de l'anorexie qui marque son corps : vous êtes belle madame habillée du courage de votre nudité.&lt;br /&gt;Honte à une institution qui préfère refouler le courage des créateurs et des êtres humains au nom d'un ordre public qui sent le moisi!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-7710136225244700471?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/7710136225244700471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=7710136225244700471' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7710136225244700471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7710136225244700471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/10/fallait-il-que-jen-parle.html' title='Fallait - il que j&apos;en parle ?'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-7422376271663548576</id><published>2007-10-15T16:48:00.000+02:00</published><updated>2007-10-15T17:12:19.077+02:00</updated><title type='text'>Attention : essentialisation !</title><content type='html'>Ce post, comme les autres est avant tout un moment d'humeur!&lt;br /&gt;Comme on dit en langage courant je peste! Ma colère se porte sur une tendance récurrente : l'essentialisation. &lt;br /&gt;Mais qu'est ce que l'essentialisation : c'est, en gros, généraliser une opinion en imputant ce qu'on pense d'eux à la nature des personnes que l'on dénonce.&lt;br /&gt;En partie, il s'agit d'un délit : par exemple dire que parmi les délinquants il y a un pourcentage élevé de telle ou telle catégorie (culturelle) d'individus n'est pas une essentialisation, cela peut découler d'une statistique avérée, mais en revanche dire : "on le sait bien, dès qu'ils arrivent, il y a de la délinquance", c'est essentialiser, c'est - à - dire laisser penser que leur nature est délinquante.&lt;br /&gt;Autre exemple : compte tenu de mes opinions et de mes travaux, je connais bien ce qu'est le Front National et les militants qui sont à l'origine du FN. Ayant été souvent invité par des associations antiracistes, j'ai systématiquement dit que, bien qu'en sympathie avec la cause de Ras l'Front, je m'opposais profondément à leur slogan : "F comme fasciste, N comme Nazi, à bas le Front National". Il s'agit là encore d'une essentialisation. De plus elle est fautive car elle offre aux militants frontistes une autoroute leur permettant de démontrer à quel point ils ne sont ni fascistes, ni nazis. Ce qui est vrai, mais n'empêche pas que leurs opinions soient contestables.&lt;br /&gt;Enfin, sans encore avoir lu l'ouvrage, je viens de lire ou d'écouter ce week end, les critiques portées à l'encontre de Bernard - Henri Levy. Là encore : je constate une crise compulsive d'essentialisation : plutôt que de discuter le fond de sa pensée, on lui conteste une légitimité à parler d'où il est. C'est - à - dire d'être ce qu'il est !&lt;br /&gt;Je m'engage à dire dans ce blog ce que je pense de son ouvrage dès que je l'aurai lu (ce qui ne saurait tarder!) Mais pour l'instant, de grâce, cessons cette manie effroyable. Peut - on reprocher à Voltaire d'avoir défendu Callas, alors même qu'il fut l'historiographe officiel du Roi ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-7422376271663548576?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/7422376271663548576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=7422376271663548576' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7422376271663548576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7422376271663548576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/10/attention-essentialisation.html' title='Attention : essentialisation !'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-2720994510026506343</id><published>2007-10-05T14:56:00.000+02:00</published><updated>2007-10-05T15:19:19.879+02:00</updated><title type='text'>Un parfum d'ancien régime</title><content type='html'>On apprend ce matin que le Procureur général d'Agen décide de résister face à la Ministre de la Justice.&lt;br /&gt;Résumons, R. Dati, probablement pour de multiples raisons, mais officiellement afin d'encourager la féminisation du Parquet, propose à ce magistrat de terminer sa carrière dans un poste prestigieux (la Cour de Cassation), de façon à pouvoir nommer à sa place une magistrate et ainsi faire un pas symbolique dans l'égalité d'accès à ce type de poste.&lt;br /&gt;Certes, on peut, au nom de la séparation des pouvoirs, comprendre et soutenir le Procureur agenais, sauf qu'il y a tout de même un problème : la différence symbolique profonde entre la magistrature assise (le siège) et la magistrature debout (le parquet). Ces derniers sont chargés de dire les intérêts de la société, et de ce fait, leur lien avec le ministre de tutelle n'est quand même pas de la même nature que celui des juges du siège. D'une certaine façon, les juges du siège se doivent de juger en toute indépendance, les procureurs sont porteurs du droit et d'une certaine lecture politique du droit, celle du pouvoir en place.&lt;br /&gt;Cette résistance rappelle des périodes antérieures, notamment la résistance des Parlements à la veille de l'ancien régime.&lt;br /&gt;Encore une fois si l'indépendance de la justice est bien une marque, un atout de la démocratie, et un progrès évident de ces vingt dernières années, le corporatisme de la justice est aussi une réalité historique qui peut lourdement porter préjudice à une société. Surtout quand celle - ci est en phase de mutation...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-2720994510026506343?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/2720994510026506343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=2720994510026506343' title='36 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/2720994510026506343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/2720994510026506343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/10/un-parfum-dancien-rgime.html' title='Un parfum d&apos;ancien régime'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>36</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-2682756379077346323</id><published>2007-09-29T12:41:00.000+02:00</published><updated>2007-09-29T14:05:48.988+02:00</updated><title type='text'>Le week end, c'est le moment de sortir</title><content type='html'>Depuis Athènes, la place publique est sans doute l'un des lieux privilégiés de la politique, la vraie : celle, modeste, que nous autres citoyens construisons au jour le jour.&lt;br /&gt;Pour le plaisir de l'art, votre réflexion, et pour vous amuser, allez donc visiter ce beau projet culturel, très politique : &lt;a href="http://pupitres.blogspot.com/"&gt;http://pupitres.blogspot.com&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Bon week end!&lt;br /&gt;PS : Merci à Jean - Charles de m'avoir signalé cet évènement.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-2682756379077346323?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/2682756379077346323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=2682756379077346323' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/2682756379077346323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/2682756379077346323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/09/le-week-end-cest-le-moment-de-sortir.html' title='Le week end, c&apos;est le moment de sortir'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-1447827873850851763</id><published>2007-09-28T11:08:00.000+02:00</published><updated>2007-09-28T11:21:53.887+02:00</updated><title type='text'>Un petit truc de communication</title><content type='html'>On se pose souvent la question : mais qu'est ce qu'un bon slogan (en politique ou en markéting)?&lt;br /&gt;Je me propose de vous donner quelques clefs simples pour répondre à cette question.&lt;br /&gt;Il y a 3 règles absolues :&lt;br /&gt;1) Le slogan doit être adapté au support de communication et, évidemment, au produit qu'il porte.&lt;br /&gt;2) Il doit employer une syntaxe simple (les "300 mots de la concierge").&lt;br /&gt;3) Il doit être sémantiquement univoque (dire une chose, et une seule!)&lt;br /&gt;Pourquoi cela? Parce que la communication est le propre de l'Homme, et par conséquent doit satisfaire la loi du moindre effort (pour le récepteur).&lt;br /&gt;Petit exercice, maintenant, pour démontrer ce que je viens de dire. Supposons que vous êtes (comme moi), disons... un peu hésitant dans la langue de Shakespeare! Parfait, pour notre affaire!&lt;br /&gt;Je vous propose donc de traduire mot pour mot les deux slogans suivants et de tester le résultat sur un (une) de vos ami(e)s british ou yankee :&lt;br /&gt;1) DEMAIN TOUT DEVIENT POSSIBLE&lt;br /&gt;2) LA FRANCE PRESIDENTE&lt;br /&gt;Etonnant non?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-1447827873850851763?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/1447827873850851763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=1447827873850851763' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/1447827873850851763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/1447827873850851763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/09/un-petit-truc-de-communication.html' title='Un petit truc de communication'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-7950289676634415824</id><published>2007-09-26T20:48:00.000+02:00</published><updated>2007-09-26T21:11:13.639+02:00</updated><title type='text'>Débat constitutionnel : quelle nouvelle?</title><content type='html'>J'ai lu dans la presse une nouvelle importante, ce matin F. Hollande a fait savoir à la commission chargée de réfléchir sur la réforme constitutionnelle que, grosso modo, la préférence du PS allait dans le sens d'une inflexion parlementaire, plutôt que vers... Et c'est là que le problème commence. On lit dans la presse, de manière indifférenciée : présidentialisation du régime ou évolution vers le régime présidentiel.&lt;br /&gt;Un blog comme celui là, est fait pour revenir à des fondamentaux : les deux concepts ne veulent absolument pas dire la même chose.&lt;br /&gt;Un régime présidentiel est un régime de séparation stricte des pouvoirs.&lt;br /&gt;Un régime présidentialiste est un régime de confusion des pouvoirs au profit du Président de la République.&lt;br /&gt;Du coup, si l'objectif est de renforcer le pouvoir du parlement, le modèle parlementaire ou le modèle présidentiel, chacun à leur manière, peuvent convenir. Le débat dans ce cas est ailleurs, en fait : quel est le meilleur moyen de faire collaborer pouvoir éxécutif et législatif en respectant un équilibre de puissance entre les deux?&lt;br /&gt;Mais à mon sens, je crains que les modifications en vue ne viennent que renforcer une évolution de fait : l'hyperprésidentialisation du régime. Si c'était le cas, cette réforme viendrait, après le quinquennat, enlever toute la souplesse et l'intérêt, je dirais même le génie de la 5 ème République.&lt;br /&gt;Mais, plutôt que gémir, espérons que nos gentils "commissionnaires" ne nous fassent pas .... une grosse commission!!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-7950289676634415824?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/7950289676634415824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=7950289676634415824' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7950289676634415824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/7950289676634415824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/09/dbat-constitutionnel-quelle-nouvelle.html' title='Débat constitutionnel : quelle nouvelle?'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7595696828628848582.post-4114102605590352592</id><published>2007-09-23T16:38:00.000+02:00</published><updated>2007-09-23T16:50:33.092+02:00</updated><title type='text'>Ouverture</title><content type='html'>Ceci est le premier post de ce blog.&lt;br /&gt;Je m'appelle Jean - Philippe ROY, je suis Politologue, Universitaire à Tours.&lt;br /&gt;L'objet de ce blog est d'échanger sur la politique en général, sur la communication, e sur tous les sujets de société que l'actualité ou notre (parfois mon) humeur s'autorisera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tiens, voici une première réflexion :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attaquons franchement un des sujets qui me tiennent à coeur : j'ai le sentiment que la classe politique française, et nous autres simples citoyens, confondons de plus en plus souvent esprit de résistance et esprit de réaction. Ne serait ce pas un des problèmes majeurs du "peuple de gauche" et de ses représentants politiques ?&lt;br /&gt;Est ce qu'à vouloir, souvent à raison, défendre les droits acquis, on ne risque pas d'apparaître comme des néocorporatistes? Et c'est un fonctionnaire qui parle, très attaché au service public et la mission qui en découle (si si, des comme moi il y en a encore beaucoup!)?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je n'en dis pas plus, j'attends de vous lire!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7595696828628848582-4114102605590352592?l=pocomsoc.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pocomsoc.blogspot.com/feeds/4114102605590352592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7595696828628848582&amp;postID=4114102605590352592' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/4114102605590352592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7595696828628848582/posts/default/4114102605590352592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pocomsoc.blogspot.com/2007/09/ouverture.html' title='Ouverture'/><author><name>Jean-Philippe Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/13956698930797707191</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry></feed>
